La technologie WiMAX est-elle l’arlésienne du haut débit ?
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La question mérite d’être posée, et pas seulement dans notre Département où les difficultés s’accumulent. A en croire un article du journal Le Monde en date du 14 avril 2009, le WiMAX, pourtant prometteur sur le papier, ne connaît pas le succès que de nombreux industriels lui prédisaient.
L’Autorité de régulation des télécommunications (Arcep), organisme chargé de la délivrance des licences d’exploitation et du suivi des mises en œuvre, dresse un bilan inquiétant en constatant les retards des opérateurs dans la constitution des réseaux. Pour se défendre, les principales sociétés que sont Bolloré Télécom et Altitude accusent les équipementiers de ne pas suffisamment faire progresser la technologie. Le cercle infernal est alors en marche, la fiabilité très relative du WiMAX ne plaidant pas en faveur d’une large adhésion des clients, mettant ainsi en péril le succès commercial d’une technologie pourtant largement plébiscitée par les collectivités locales pour enrayer la fracture numérique.
Comme le précise Vincent Bolloré, "nous sommes satisfaits d’avoir mis 120 millions d’euros de fréquences télécoms dans nos actifs. Le Wimax nous coûte 15 à 20 millions d’euros par an. On pourra peut-être faire autre chose de ces fréquences, qui restent une ressource rare". Cette affirmation cache peut être une autre ambition de l’industriel, à savoir développer un réseau de téléphonie mobile de dernière génération, en se servant des fréquences déjà acquises. Que les habitants de la Vienne se rassurent, s’ils ne peuvent pas surfer sur Internet avec un ordinateur ils le pourront avec un téléphone portable dernier cri !
Malgré de récents propos du Président de Bolloré Télécom qui se voulait rassurant au sujet du WiMAX dans la Vienne, nous ne pouvons que constater l’incertitude de ce procédé. Le prestataire désigné doit maintenant trouver les solutions adéquates, pour respecter ses engagements, comme l’exigent les élus du Conseil Général.
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