La SNCF veut supprimer des lignes, à vitesse grand V
La fréquentation des TGV est en chute libre et les coûts d’exploitation des lignes explosent. Pour faire face à la crise, la SNCF veut revoir en profondeur ses dessertes dès la fin 2010. Certains axes pourraient voir leur offre réduite, comme Paris-Arras, Lille-Strasbourg, Nantes-Strasbourg mais aussi Bordeaux-Strasbourg, ce dernier impactant directement la gare de Poitiers.
La branche « Grandes lignes SNCF Voyages », la plus rentable du groupe, devrait voir sa rentabilité chuter en 2010, avec un taux de marge opérationnelle tombant à 10,2 %, contre 20,1 % il y a seulement deux ans.
La SNCF étudierait donc une refonte profonde de son offre, ce qui pourrait se traduire par des suppressions ou de fortes réductions sur certaines dessertes. Les orientations définitives doivent être prises au printemps, afin que ces changements soient mis en application en décembre prochain, lors du passage au service d’hiver de 2011.
Certaines lignes interrégionales sont clairement menacées, et notre Département pourrait en subir les conséquences, comme le montre cette carte.
Dans ce contexte, il est difficilement compréhensible que des études de Lignes à Grande Vitesse, comme celle visant à relier Limoges à Poitiers, soient encore d’actualité, puisque la SNCF table en 2010 sur une baisse de 3,6 % du nombre de voyageurs transportés par ses trains grandes lignes (TGV et Corail) !
Dans ce contexte, il me tarde de voir comment RFF et ses partenaires vont pouvoir tenter de justifier la viabilité commerciale d’un tel ouvrage, dont tout démontre, jour après jour, qu’il ne répond pas aux besoins des populations.