LE CONSEILLER TERRITORIAL
UNE MAGOUILLE ELECTORALE MALHONNETE
Le volet institutionnel de la réforme territoriale doit créer le conseiller territorial. Ce « super-élu » aura vocation à siéger, à partir de 2014, à la fois au département et à la région, se substituant ainsi aux actuels conseillers généraux et régionaux.
Le mandat de conseiller territorial va à l’encontre du principe de la spécialisation des compétences des élus et institutionnalise de fait le cumul des mandats.
Est-il nécessaire de rappeler que les prérogatives des conseils généraux et celles des conseillers régionaux sont différentes ?
UNE FAUSSE BONNE IDEE
Les compétences des régions et des départements diffèrent à 90%. Alors que le conseiller général doit être au plus prêt des citoyens pour répondre aux légitimes besoins sociaux de la population, le conseiller régional doit prendre plus de distance pour élaborer des politiques économiques et veiller à l’aménagement cohérent du territoire régional. Quelle est la cohérence et la pertinence de ce nouveau mandat ?
Explications :
ACTUELLEMENT
211 conseillers en tout
En 2014
il y en aurait la moitié
(105 ou 106)
élus selon 2 systèmes...
Difficile de faire plus compliqué !

Dans la Vienne
Les 38 conseillers généraux + 13 conseillers régionaux (51 au total), seraient remplacés par 25 conseillers territoriaux (51/2).
20 seraient élus au scrutin uninominal majoritaire sur des cantons redessinés (80%)
et 5 au scrutin de liste proportionnel au niveau départemental, en comptabilisant les voix de ceux qui n’auront pas été élus sur un canton.
Ces deux scrutins sont prévus à UN SEUL TOUR
L’UMP réalisant en général le plein de ses voix dès le 1er tour, se trouvera favorisée par ce mode de scrutin.
Cela imposera des accords électoraux dès avant le 1er tour.
Cela interdira dans les faits les candidatures multiples et poussera au bipartisme.
Il faut savoir qu’avec ce type de scrutin, 5 conseillers généraux de gauche (sur 18) n’auraient pas été élus, alors que leur adversaire de droite aurait été élu, lui, avec 30 à 40% seulement des suffrages exprimés.
Les cantons devraient être redessinés
Au lieu de 38 il n’y en aurait plus que 20
La loi impose un rééquilibrage de la population
On peut donc penser que chaque canton pourrait comporter environ 21 000 habitants (420 000 / 20).
Il faudra donc opérer des regroupements par 2 ou même 3 cantons parfois.
VOILA DONC UNE REFORME
incompréhensible pour les non avertis,
qui ne simplifie pas,
qui ne favorise pas la parité,
qui n’entraine aucune économie,
qui bafoue la démocratie,
Et qui n’a d’autre but que de favoriser l’UMP !!